PARCOURS DE LECTURE SPIRITUELLE
VIVRE ET DIRE LA FOI AU FÉMININ
DOSSIERS
LA HAINE QUI NOUS HABITE
« J’ai la haine ! », entend-on souvent. Ce cri venu de la banlieue s’est généralisé, comme si un tabou s’était brisé et qu’il était plus facile aujourd’hui de dire la haine. Rien n’est moins sûr pour­tant, car, si nous sommes prompts à la lire dans les yeux d’autrui, nous avons du mal à la débusquer dans notre propre coeur. Peu ou prou, nous ressemblons à l’homme de l’Évangile : irrémédiablement endetté, il retourne en haine de l’autre la peur et l’humiliation qu’il vient de subir face au maître, alors que celui-ci, lui remettant sa dette, le rendait à la vie (Mt 18,21-35). On ne peut donc parler de la haine qu’à la lumière de l’amour et de la vie, qui sont toujours premiers. La haine nous travaille comme la « passion triste » de Spinoza (I. Le Bourgeois). Elle travaille au corps, broie le coeur, détruit tout ce qui n’est pas elle et nous isole. À l’indivisibilité de l’amour de Dieu et des hommes correspond l’indivisibilité de la haine : elle s’exerce contre l’autre homme, depuis les origines, mais aussi contre le Christ et contre Dieu, comme en témoignent les psaumes (P. Robert). Son terrain de prédilection est celui de l’intimité, de la rel...
LIRE ET MÉDITER
AU-DELÀ DU MUR DE L’ARGENT
Les religions, notamment la religion catholique telle que l’incarne aujourd’hui le pape François appuyé sur la doctrine sociale de l’Église, peuvent-elles abattre le mur de l’argent et neutraliser son principal instrument d’aujourd’hui, la domination numérique ? Rebondissant sur quelques chiffres coups-de-poing et l’évocation de rencontres avec les « grands » (financièrement) de ce monde, Édouard Tétreau fait le pari d’une réponse positive. Ni le cynisme sans âme des marchés laissés à eux-mêmes, ni les palinodies écologiques et sociales des États ne sont à la hauteur de l’enjeu mis au jour par la dernière encyclique Laudato Si’. L’auteur préconise au final l’utilisation par la société civile du pouvoir financier coulé dans le bronze des investissements humainement responsables (inspirés par le Bien commun et le double principe de solidarité et de subsidiarité, dont l’auteur trouve – non sans quelques simplifications – des parentés dans les principales religions du monde). L’ouvrage se lit facilement : bien écrit, il ouvre des pistes de réflexion avec la légèreté d’un bon article de magazine économique, tout en aband...
Pratiques et récits
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MARIE NOËL
François Marxer
JEUNES VEILLEURS
Miguel Roland- Gosselin