PARCOURS DE LECTURE SPIRITUELLE
L'ORDINAIRE ET LE SUBLIME
DOSSIERS
LA PRÉSENCE DE DIEU
La foi nous pousse à trouver Dieu tant dans l'ordinaire que dans le sublime de nos vies et, pourtant, la question demeure : « Où est Dieu ? » Car c'est plutôt l'absence de Dieu que nous ressentons. « Dieu, personne ne l'a jamais vu » (Jean 1,18), voici le paradoxe de notre foi en un Dieu révélé et caché. Cependant, des hommes et des femmes ne cessent de témoigner qu'ils ont fait la rencontre d'un Dieu présent à leur vie. Cette présence les fait renaître à une vie sans changement apparent, parfois douloureuse, et cependant profondément renouvelée. Faire mémoire des traces de la présence divine dans son histoire personnelle permet de s'inscrire dans une Histoire qui nous dépasse : celle d'un peuple issu du désir de Dieu et qui n'a cessé de se tourner vers lui dans sa prière, même quand celle-ci devenait une simple plainte. En témoigne la grande tradition des psaumes qui prêtent aussi leurs mots à celui qui désespère de la présence divine. Mais, l'expérience de s'ouvrir à cette Présence est indissociable de la prise de conscience douloureuse de ce qui nous en sépare. Quand les mystiques disent qu'ils sont en Dieu, c'est dans la foi qu'ils le disent. Dieu ne cesse de nous échapper car il nous appelle au-delà de toutes les...
LIRE ET MÉDITER
MARTIN LUTHER ET IGNACE DE LOYOLA
Préface de Marc Lienhard, Lessius, « Institut d'études théologiques (IET) », 2017, 224 p., 19,50 €. La récente commémoration des origines de la Réforme a donné l'occasion de relire la Déclaration commune sur la doctrine de la justification (signée à Augsbourg en 1999). René Lafontaine commence donc par présenter cette déclaration et rappelle aussi les principaux apports du Décret sur la justification qui fut jadis promulgué par le concile de Trente. Mais son projet essentiel est de revenir aux sources mêmes des débats entre catholiques et protestants, grâce à une comparaison entre Ignace de Loyola et Martin Luther. René Lafontaine montre d'abord la « connivence » de leurs expériences spirituelles : tous deux prônent le retour à la parole de Dieu et soulignent l'exigence de la conversion personnelle. Une divergence d'accents est toutefois notable : la spiritualité de Luther est davantage ancrée dans le mystère de la Croix, celle d'Ignace est principalement inspirée par le mystère de la Résurrection. De là découlent des divergences d'interprétation en matière d'anthropologie spirituelle : c'est le cas à propos du péché originel, de la question du « libre arbit...
Pratiques et récits
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