Si Christus n’est pas d’abord l’oeuvre d’un homme mais le fruit d’un discernement commun, à la suite d’une longue gestation, on comprend à cette petite histoire de la fondation de la revue que le père jésuite Maurice Giuliani en a cependant été un acteur essentiel.

De 1952 à 1962, le père Maurice Giuliani anima et développa la rédaction de Christus dont il fit paraître trente trois numéros trimestriels, y publiant une vingtaine d’articles, auxquels s’ajoutent les liminaires qu’il rédigea dans chacun de ces numéros1. En 1959, il crée, chez Desclée de Brouwer, la collection « Christus » destinée à faire connaître les sources de la spiritualité ignatienne et, cette même année, il en fit paraître le premier volume, Le journal spirituel de saint Ignace, introduit, traduit et annoté par ses soins. Dix années à Christus, dix années de fécondité débordante et de grande créativité ! Mais le plus précieux et le plus novateur réside moins dans cette densité spirituelle
et éditoriale que dans le style qu’il imprima à la revue et l’orientation qu’il lui donna : faire de l’acte de lecture un « exercice spirituel ». On a souvent vu en lui assez justement le « fondateur » ou le « créateur » de Christus.

Le plus étonnant alors est que, jusqu’à un mois de sa prise de fonction, en juillet 1952, le père Giuliani était bien éloigné de tout ce qui se tramait, depuis des années, autour d’un projet de revue spirituelle et qui, depuis deux ans, prenait un contour de plus en plus précis et concret. Proposé par le père Jacques Guillet, Maurice Giuliani, qui arrive au terme de son Troisième An, est sollicité par son provincial. Renonçant à sa thèse, il s’installe à Chantilly pour s’atteler à la tâche.

Un discernement et une volonté de la Compagnie

Christus n’est pas d’abord l’oeuvre d’un homme mais le fruit d’un discernement, à la suite d’une longue gestation, de plusieurs enquêtes et rapports qui en éclairent les enjeux. 

De la réunion des quatre provinciaux français où le projet d’une revue spirituelle prend naissance jusqu’à la parution du premier numéro à Noël 1953, il ne s’écoule pas moins de deux ans et demi qui prennent rétrospectivement l’allure d’un triple discernement. Premièrement, une nouvelle revue de spiritualité est-elle « nécessaire », selon l’expression du Père général2 qui demande « que l’on examine la chose à fond ».

Quand la décision est prise, un deuxième discernement s’amorce sur l’orientation de la revue et sa destination : spécialisation et formation des « nôtres » (jésuites) ou problèmes d’apostolat et d’action catholique ? Car cela engage la ligne éditoriale et le profil des rédacteurs.

Enfin, quand est mise en chantier "une revue de spiritualité ignatienne d’intérêt général", la première équipe soumet une proposition de sommaire du premier numéro à l’avis de jésuites très diversement situés dans l’apostolat, pour recueillir leur sentiment et leurs remarques. Chacune de ces étapes fait ainsi l’objet d’enquêtes, de consultations, de réactions personnelles ou plus rarement collectives, qui mettent en débat la spiritualité de la Compagnie et les enjeux qui la traversent.

Les prémices de la revue remontent en fait à deux jésuites à quelques années de distance, deux "formateurs des nôtres" : le père Joseph Bonsirven est théologien et enseigne l’exégèse, l’autre est théologien moraliste, le père Henri Mogenet, qui reprend l’idée au début des années 1950 mais refusera de porter le projet que les provinciaux veulent lui confier, d’où l’appel au père Giuliani. Le point commun de ces deux initiateurs est une même conscience très vive d’un manque de formation spirituelle, préjudiciable à la compréhension du message du Christ, au discernement de sa présence et à son annonce dans le monde moderne. Mais leurs perspectives diffèrent profondément. Là où le premier, plus ancien, cherche, dans la ligne des années 1930, une revue spirituelle qui unifie la connaissance et féconde de l’intérieur toutes les parties de la théologie, le second, lui, propose une revue de spiritualité ignatienne qui s’adresserait plus largement « aux prêtres, religieux, religieuses, laïcs qui, engagés dans une vie apostolique, désirent mieux connaître la doctrine spirituelle des Exercices ». La revue serait rattachée pour l’administration aux Études comme le sont alors les Recherches3.

Une soif spirituelle

Cette perspective « sourit à un certain nombre des nôtres qui lui font un sympathique accueil », écrit le père Henri Holstein4 aux provinciaux. Mais, surtout, elle dépasse de beaucoup les limites des scolasticats ou séminaires, témoins d’une crise de la spiritualité et d’une soif spirituelle bien plus large à l’époque.

Il y a un besoin objectif pour la compagnie de s’exprimer sur la spiritualité ignatienne et les interprétations diverses auxquelles elle donne lieu. « Il est important, écrit le père Holstein, que la spiritualité ignatienne authentique puisse s’exprimer. Elle est ou bien ignorée, ou bien travestie. » Dans les séminaires et les centres de formation, on manque « à peu près totalement de normes objectives d’appréciation » qu’il serait urgent de fournir.

Mais il y a aussi une requête subjective au sein même de la Compagnie. Les prêtres et plus encore les scolastiques « se plaignent que la spiritualité de la Compagnie n’est pas assez travaillée », écrit encore le père Holstein. Une soif spirituelle évidente marque leur réaction aux propositions de titres et de sommaires du premier numéro qui leur a été envoyée. Un groupe de scolastiques de Chantilly évoque ainsi une double orientation de la revue pour intéresser « des hommes avides de Dieu ».

« Notre réalité humaine actuelle dont il faudrait discerner les esprits ; la réalité de Dieu telle que la  omprend ou la contemple saint Ignace. De chacun de ces points de départ, il est clair qu’il faudra rejoindre l’autre », écrivent-ils dans leur réponse, conscients d’avoir à « transmettre les richesses spirituelles confiées à la Compagnie dans l’Église par l’Esprit ».

Au-delà des centres de formation, le projet de revue réjouit de nombreux pères, car beaucoup y voient un vrai motif de consolation, un moyen de sortir de la désolation spirituelle provoquée par la crise de la nouvelle théologie et l’accueil de l’encyclique Humani generis5, la question des prêtres ouvriers, l’oecuménisme, qui ont profondément touché et blessé les jésuites et leur environnement. Créer cette revue nécessaire, c’est revenir aux sources de ce qui nous constitue comme jésuites, dans une fidélité réelle à l’Église et à l’intelligence de la foi dans un monde et une culture en plein changement. C’est à la fois une source de joie et de dynamisme apostolique renouvelé. « Qu’elle soit l’occasion, si elle [la revue] se fonde, d’un approfondissement spirituel de notre part, et même d’un meilleur engagement spirituel et d’une prise en charge plus nette des aspirations religieuses et des besoins spirituels de notre temps », écrit de son côté le père Donatien Mollat6.

Relire les sources spirituelles aujourd'hui

Renouveler l’engagement spirituel dans l’Église au service du monde et discerner les aspirations du temps donnent plus qu’une orientation claire à la nouvelle revue. Le contenu de ce que peut être "l’authentique spiritualité ignatienne" s’ouvre et se dessine là. Non seulement une « juste doctrine des Exercices spirituels », comme on disait à l’époque, et une bonne formation à la « direction » et au discernement des esprits. Mais, plus largement, comme l’écrit encore le père Mollat, « je crois que nous devons faire effort pour tirer au jour les trésors de notre tradition spirituelle (primitive) et publier, commenter, mettre en valeur des textes comme le journal spirituel de saint Ignace, le journal de Nadal, l’exemple de [saint] Pierre Favre, les lettres de saint François-Xavier… Il y a là des sources d’eau vive et nous n’avons pas le droit de boucher ces puits, comme des Philistins… Mais il faudrait veiller à mettre toujours en relief l’aspect universel de ces textes et de ces exemples, comme le faisait si bien le père de Grandmaison ».

Comme d’autres jésuites consultés, il prône un élargissement et une publication des sources textuelles que Christus mettra en oeuvre dès les premiers numéros. Mais il souligne aussi deux réalités fondamentales : partager la spiritualité ignatienne authentique ne relève pas d’abord du besoin, de l’urgence ou de la nécessité de transmettre l’interprétation juste et fidèle, donc d’une analyse politique ou stratégique, pour faire bref. C’est d’abord accomplir l’oeuvre de l’Esprit à laquelle on ne peut manquer sans trahir sa mission. C’est, comme l’écrivaient les scolastiques, transmettre les richesses qu’il nous confie pour que l’Église en vive et s’en enrichisse. Négliger cela assèche les ressources et les capacités spirituelles et apostoliques des baptisés, comme les Philistins asséchaient les puits de la Terre promise pour briser l’avancée du peuple de Dieu.

Mais le père Mollat va aussi plus loin dans la perception de la spiritualité ignatienne et donne à sentir quelque chose de neuf à l’époque. Loin de s’en tenir à « un ensemble de faits », comme l’écrit le père de Guibert en 1953, un ensemble cohérent de règles, méthodes, exercices, moyens ou outils performants à appliquer, la spiritualité ignatienne est bien plus fondamentalement ouverture à Dieu, écoute de l’Esprit. L’Esprit appelle et se dit dans la particularité d’une rencontre, il se reconnaît dans la conversion et le dynamisme apostolique et spirituel de ceux qui y répondent. C’est là que s’éprouve le discernement des esprits. C’est pourquoi la spiritualité ignatienne ne peut se réduire aux seuls  Exercices spirituels qui en sont la base, ni même aux seuls écrits d’Ignace. Elle est, avant tout, vie spirituelle, vie dans l’Esprit qui se communique à travers elle et ne cesse de l’enrichir de la diversité des réponses, des services et des fruits qu’elle engendre dans l’Église depuis saint Ignace et ses premiers compagnons. La Compagnie de Jésus est, à bien des égards, le principal acteur et porteur de cette spiritualité à travers les siècles mais, dès les origines, des laïcs hommes et femmes, des prêtres, les « Iniguistes » avant même 1540, les Congrégations mariales un peu plus tard alimentent cette « eau vive » nouvelle et lui donnent aussi un visage non jésuite, un visage laïc. Le père Mollat formule, avant les faits, la mission et la ligne éditoriale de cette nouvelle revue, au moins dans sa première période.

Une revue pour rencontrer et suivre le Christ

Tous les jésuites consultés n’allaient pas dans ce sens, on s’en doute, et il y eut des opposants à la création de Christus. Il s’agit souvent de craintes devant les risques soulevés par le projet plus que d’opposition proprement dite. On ne sent pas bien la nécessité d’une revue spécifique alors que L’ami du clergé7 joue un rôle pastoral et spirituel de premier ordre, et que La revue d’ascétique et de mystique8 explore et met au jour les fondements spirituels de la Compagnie de Jésus. Tel ou tel se demande si on ne court pas là un risque d’affirmation trop identitaire dans un contexte où l’humilité devrait prévaloir. Mais ces mises en cause et d’autres réponses éclairent des enjeux beaucoup plus profonds sur le plan spirituel, bien qu’ils ne soient pas exposés comme tels. Lorsque à plusieurs reprises, les pères de l’Action populaire9, Jean de Lestapis et Pierre Bigo, qui pourtant aident de manière très pratique à la création de la revue, mettent en doute la réalité d’une spiritualité ignatienne, ce n’est pas par ignorance ou méconnaissance des sources de la Compagnie. Ils réactivent un débat qui est presque aussi vieux que la Compagnie elle-même. Que peut donc être une
spiritualité ignatienne qui ne serait pas une mystique de l’action et du service ? Un discernement permanent pour une action de salut au milieu du monde et de la société tels qu’ils sont, aimés de Dieu ? « Aider les âmes » avait été la motivation d’Ignace pour se mettre à des études rigoureuses et longues à trente ans passés. La crainte réitérée de ces pères est aussi celle de plusieurs aumôniers de l’Action catholique s’alimentant à cette motivation : l’évasion, la désertion de l’action et des responsabilités dans la société, au profit d’un salut par la piété et la seule pratique des sacrements. Le coup d’arrêt qui vient d’être porté aux prêtres ouvriers et le contexte de Humani generis actualisent et dramatisent la question.

Ces « raisons contre » vont en réalité peser pour hâter la mise en route d’une revue spirituelle qui aura pour but d’aider clercs, laïcs et religieux ou religieuses à ressourcer leur présence et leur action dans le monde, dans le Christ, avec lui et par lui. On nomme tout de suite un premier comité de rédaction, constitué de quatre pères (un par province : Henri Holstein, Jacques Guillet, Christian de Bigu, Pierre Vernet), qui se réuniront durant l’été 1952, avec le père Maurice Giuliani comme secrétaire de rédaction.

L’allure et le contenu du premier numéro de Christus sont limpides par rapport à ces débats et à ces attentes.

Sur la forme : « Revue publiée par des Pères de la Compagnie de Jésus ». Sur le fond, il ne s’agit pas de livrer au lecteur des textes exposant ou théorisant la spiritualité ignatienne. Il s’agit plutôt de placer le lecteur devant ou auprès du « Christ, Notre Seigneur », comme dans un « colloque » en fin de prière, ou comme dans l’ad amorem (Exercices spirituels, n° 231), pour écouter et échanger tout en lisant, pour recevoir de l’autre et lui donner ce qu’il n’a pas, et réciproquement (science, honneur, richesse), recevoir et échanger ce que la mission du Christ, son Règne aujourd’hui, demande amoureusement de ses disciples. Une sorte d’exercice spirituel. Après le dossier sur « le Christ, Notre Seigneur », le père Giuliani10 présente un choix de textes de Jérôme Nadal qui expriment très  lairement ceci : celui qui veut le suivre, le Christ l’appelle à l’aider « pour achever dans l’Histoire ce qu’il a commencé sur sa croix ; de notre union concrète qui nous unit à la passion du Christ, jaillissent la force qui envoie au combat et l’amour qui retient en Dieu ». Une chronique fait suite à ces textes, intitulée « Présence actuelle du Christ », le père Giuliani offre des témoignages de militants laïcs qui évoquent leur vie de prière, de contemplation. Voici ce qu’il en dit : « Un chrétien qui cherche à  rendre conscience des réalités spirituelles dont il vit ne découvre d’abord en lui ni sa vertu, ni ses fautes, ni la beauté de son sacrifice, ni l’épanouissement de son bonheur : toutes choses sont absorbées et comme perdues dans la présence invisible de Celui qui l’a “saisi”, le Christ Jésus », écrit-il d’emblée. 

Comment lire ces lignes aujourd’hui sans voir la silhouette apostolique de Maurice Giuliani s’y dessiner : lui que la mission venait d’arracher à sa thèse, qui prendrait la direction d’Études quelques
années plus tard, qui serait ensuite appelé à Rome auprès du père Pedro Arrupe pendant six ans avant de rentrer en France comme instructeur du Troisième An, « toutes choses absorbées et perdues
dans la présence invisible de Celui qui l’a saisi, le Christ Jésus ». Et dans le numéro 6 d’avril 1955, "Trouver Dieu en toutes choses", cette conviction qu’il attribue à saint Ignace et qui ne cesse de le porter : « Dieu n’est pas servi par l’amour mais par les oeuvres que l’amour fait entreprendre et où il se perd lui-même pour être à la fois purifié et transfiguré. » (L’accueil du temps qui vient, p. 214.)

Ni revue savante, ni revue pastorale, Christus veut faire respirer l’action et nourrir un amour actif du Christ, le rendre présent dans sa parole et ses actes à la manière d’Ignace, en lien avec les terrains apostoliques, à travers témoignages et enquêtes (rubrique des « chroniques », aujourd’hui « pratiques »). Le projet est résolument mystique et, aujourd’hui encore, pour cette raison, beaucoup de lecteurs lisent la revue comme un « livre de chevet », disent-ils. Intimité avec le Christ et ressorts de l’action s’y lient profondément, à l’image, au fond, de la première équipe de rédaction. Le père Giuliani en était le premier responsable, sous la houlette des pères Henri Holstein et Jacques Guillet, avant que François Courel, François Roustang et Michel de Certeau ne les rejoignent en 1956. Le succès est immédiat et, dix ans plus tard, la revue tire à plus de neuf mille exemplaires par parution (dont un tiers à l’étranger). 

Outre la revue et la collection, reste pourtant un troisième volet que Maurice Giuliani voulait développer : un centre spirituel d’une autre nature que les centres habituels de retraite, quelque chose de beaucoup plus souple et léger, plus proche de la vie laïque, plus intégré à la vie quotidienne, mais permettant d’y déployer de courts temps de retrait, de relecture, de formation et d’échanges spirituels. Un peu plus tard, ce fut davantage la vie et les initiatives liées à la rue de la Bienfaisance, le lieu où Maurice Giuliani initia l’accompagnement des « Exercices dans la vie courante », qui s’est instituée dans l’association Maurice-Giuliani (voir collection « Christus », n° 71).

 

 

 

1. Ce texte est issu d’une communication donnée par Remi de Maindreville lors de la soirée hommage au père Maurice Giuliani qui s’est tenue le 16 novembre 2016 au Centre Sèvres (cf. Christus, n° 252, p. 125, et n° 253, p. 127). Le père Maurice Giuliani (1916-2003), rédacteur en chef de Christus (1953-1962) puis d’Études (1962 à 1965), avant d’être élu à la 31e Congrégation générale, où il est choisi comme Assistant régional de France (1965-1972). Fondateur de l’"Association de la Bienfaisance" qui forme des laïcs à l’accompagnement des Exercices spirituels donnés dans la vie courante, pratique qu’il a fortement développée et promue (L’expérience des Exercices spirituels dans la vie, DDB, « Christus », n° 71, 2003).

2. Le père Jean-Baptiste Janssens, né aux Pays-Bas en 1889, fut supérieur général de la Compagnie de Jésus de 1946 à 1964.

3. Fondée en 1910 par le père Léonce de Grandmaison, la revue théologique jésuite Recherches de science religieuse (RSR) fut d’abord publiée comme un supplément à la revue Études, fondée en 1856.
4. Le père jésuite Henri Holstein (1906-1980), professeur de théologie à l’institut catholique de Paris (iCP) fut chargé en 1951 par les quatre provinciaux français de l’avancée du projet de création d’une
revue spirituelle.

5. Lettre encyclique du pape Pie XII promulguée le 15 août 1950. Dénonçant diverses erreurs de la pensée contemporaine et s’opposant à la nouvelle théologie qui intègre insuffisamment la parole du Magistère, cette lettre eut de profondes répercussions dans les milieux catholiques, ébranlant ou pointant des initiatives apostoliques dans les domaines social, culturel et théologique.
6. Le père jésuite Donatien Mollat (1904-1977), exégète à l’institut biblique pontifical (Rome).

7. Revue hebdomadaire française destinée à actualiser la formation du clergé, publiée à Langres de 1878 à 1969, où elle prit le nom de « esprit & Vie » (bimensuel, Cerf).
8. Revue d’histoire et de théologie spirituelle publiée à Toulouse par les jésuites (1920-1971), devenue « Revue d’histoire de la spiritualité » publiée à Paris (1971-1977).
9. Oeuvre jésuite créée à Vanves en 1903 par le père Henry-Joseph Leroy dont la mission est d’assurer une présence compétente et chrétienne, dans l’esprit de la doctrine sociale de l’Église, aux évolutions économiques, politiques, sociales de la société. Depuis 1961, l’Action populaire a pris le nom de Ceras (Centre de recherche et d’action sociale).

10. Cf. note 1.