À qui l’interrogeait un jour sur l’épouvante des camps nazis, l’écrivain Primo Levi répondit que ce n’était pas la haine, mais bien plutôt la peur de l’homme qui, désormais, dominait en lui. Que — par-delà les accidents et les catastrophes qui fondent sur les vivants — l’être humain puisse être le plus grand danger pour son semblable, voilà une évidence nourrie par une histoire immémoriale. Même le partage d’une commune fragilité ou d’une commune épreuve ne fait pas des humains spontaném...
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