PARCOURS DE LECTURE SPIRITUELLE
LA BLESSURE DE RAPHAËLLE
DOSSIERS
PRÉSENTATION DU DOSSIER HÉRITER ET TRANSMETTRE
Les problèmes d’héritage sont aussi vieux que le monde, et la Bible ne fait pas exception. C’est pourquoi, dans ce dossier, nous proposons en regard situations bibliques et situations contemporaines. L’héritage est en général constitué des biens de famille qui passent des parents aux enfants, et c’est autour des ces biens matériels que naissent bien des conflits (Franck Damour). Mais il existe dans la Bible une ligne de réflexion différente dont fait état, par exemple, la maxime tirée du livre de Qohélet : « La sagesse est bonne comme un héritage ; elle profite à ceux qui voient le soleil » (Jean-Louis Ska). Chez les personnes âgées, la question de l’héritage apparaît surtout au moment où elles entrent en maison de retraite, à la suite d’un problème de santé diminuant leur autonomie. Ce qu’elles disent alors est étonnant. Il faut qu’elles passent par une dépossession de soi, à commencer par une dépossession effective de ses biens – ce qui est très douloureux (Annick Soudant-Roquette). Plus radicalement, le monde naturel est perçu la plupart du temps comme le décor de nos drames humains, et rarement pour lui-même, c’est-à-dire en reconnaissant ce premier don de Dieu, en le recevant chaque jour...
LIRE ET MÉDITER
LE PASSE-MURAILLES
 L’auteur de cet opuscule est un professionnel des relations interculturelles et est membre de la fraternité séculière franciscaine. Il a senti une parenté entre ces deux univers et, sans aller jusqu’à affirmer qu’il existe une approche proprement franciscaine du dialogue interculturel, il veut montrer que des militants du dialogue peuvent se retrouver dans bien des traits du message de François. Il met donc en regard des six principes du dialogue interculturel un texte franciscain : par exemple, le baiser au lépreux comme attitude vécue du décentrement de soi. Nourri par l’expérience du dialogue et une bonne connaissance du Poverello, ce livre alerte et sans prétention aidera le lecteur à mieux connaître saint François et à mieux vivre la rencontre de l’autre dans un vrai dialogue. On pourrait reprocher à l’ouvrage un certain manque de rigueur dans l’usage des sources franciscaines (on ne peut pas mettre les Fioretti sur le même plan que la Légende des trois compagnons) mais l’essentiel n’est pas là. L’image que l’auteur donne de François sonne juste, jusque dans la simplicité allègre du style, et ce qu’il dit du dialogue fait preuve de beaucoup de bon sens.     Étienne Celier