"Pour que celui qui donne les exercices spirituels, aussi bien que celui qui les reçoit y trouvent davantage d'aide et de profit, il faut présupposer que tout bon chrétien doit être plus disposé à sauver la proposition du prochain qu'à la condamner ; et s'il ne peut la sauver1 qu'il s'enquière de la manière dont il la comprend et, s'il la comprend mal, qu'il le corrige avec amour. Si cela ne suffit pas qu'il cherche tous les moyens appropriés pour, que la comprenant bien, il se sauve2."

 

1. C'est-à-dire "s'il ne peut lui trouver un sens théologique ou moral acceptable".

2. ... para que entendiendola bien se salve. Le sens de la phrase est incertain. Le sujet du verbe se salve peut être soit la proposition ("pour que, ... elle soit sauve"), soit le prochain.