Les 18-25 ans d'aujourd'hui sont souvent des « natifs du numérique ». Ils ont grandi avec Internet, les smartphones, les plateformes sociales et aujourd'hui l'intelligence artificielle (IA), en particulier ChatGPT. Ils entretiennent avec ces outils une relation fluide, intuitive, presque organique, sans forcément savoir « comment ça marche ». Ils utilisent l'IA pour apprendre, créer, communiquer, s'organiser, voire se confier, même si l'illectronisme chez les jeunes existe encore.

Cette familiarité offre de nombreux atouts : autonomie dans l'apprentissage, créativité décuplée, accès facilité à l'information. Mais elle s'accompagne aussi de risques : surdépendance, standardisation de la pensée, perte de l'esprit critique, affaiblissement des interactions humaines authentiques.

Les applications d'apprentissage adaptatif, les réseaux sociaux animés par des algorithmes dits « intelligents » ou encore les interfaces conversationnelles comme ChatGPT transforment en profondeur le rapport au savoir, à la communication, à la création et aux relations en société. Ces outils bouleversent l'exercice de beaucoup de métiers et deviennent quasiment incontournables. En retour, ils modifient les mentalités, parfois en profondeur, comme le rapport à la vérité et au réel. De plus une acceptation passive de certaines dérives technologiques est perceptible : géolocalisation constante, écoute par des assistants vocaux et manipulation algorithmique sont parfois admises sans véritable remise en question. L'esprit critique peut faiblir face à des innovations dont les implications éthiques sont problématiques (deepfakes1, surveillance, etc.).

Enfin, le numérique devient parfois un vecteur d'identité et de performance, avec une