Le « culte du moi » n'est pas un phénomène nouveau. L'expression, forgée par Maurice Barrés au temps où il se livrait aux délices de l'égotisme, pourrait s'appliquer à bien des formes d'individualisme qui ont marqué la sensibilité collective depuis un siècle. Mais quelque chose d'inédit est survenu au cours des vingt dernières années. Le culte du moi a reçu une impulsion nouvelle sous l'influence de la psychologie, en particulier celle qu'a léguée l'Américain Abraham Maslow 1 La lecture de cet article est réservée aux abonnés.