Psalmodier, c’est lire les psaumes. Quand ? Comment ? Pourquoi ? Avec plaisir ?... Par plaisir ? Jusqu’où ce mot est-il pertinent ?

« Jacob se réveilla de son sommeil et s’écria : “Vraiment, c’est le Seigneur qui est ici et je ne le savais pas” » (Gn 28, 16).

 

« Domine, labia mea aperies, et os meum annuntiabit laudem tuam. » C’est en disant ce verset du psaume 50 que l’on commence la journée, que l’on commence à parler chaque matin. « Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche annoncera ta louange. »

Psallein

Psalmodier : dire les psaumes1. Le mot vient du grec psallein, que les Septante ont proposé, pour désigner uniquement ces cent cinquante textes collectés dans le livre des Psaumes de la Bible. À ce corpus s’ajoutent les cantiques de l’Ancien comme du Nouveau Testament.

Psallein traduit en grec l’hébreu tehilah (« louange », « action de grâce », « gloire »), un mot de la même famille que halal, qui donne aussi alléluiaPsallein, en grec, signifie littéralement « pincer une corde ». On peut penser à la corde de la harpe du roi David, l’auteur présumé de nombreux psaumes et en particulier du célèbre Miserere. David, le chanteur qui a apaisé l’âme tourmentée de Saül. « Tristatur aliquis vestrum ? Oret. Æquo animo est ? Psallat », dit l’épître de Jacques : « Si l’un d’entre vous est triste, qu’il prie. S’il est d’une âme égale, qu’il psalmodie », prière et psalmodie se retrouvent ici synonymes…

Les psaumes étaient, à l’époque du Temple de Jérusalem, des chants qui accompagnaient la liturgie. Ils sont devenus un recueil de textes après la diaspora juive. Jésus les connaît par cœur et les cite sans arrêt, jusqu’à « Pourquoi m’as-tu abandonné ? » au début du psaume 21, une citation qui demande donc aussi que l’on entende la fin du texte… Au Temple, on