Pour bien saisir l'enjeu de la lectio divina, il est bon, pour commencer, d'en rappeler brièvement la tradition dans l'histoire. Je pourrai ensuite en présenter un visage coloré par une intelligence cordiale. Cette réflexion voudrait surtout être une invitation adressée à chaque lecteur pour qu'à son tour, il fasse lui-même lectio.

À maintes reprises, le pape Benoît XVI a évoqué cette notion de lectio divina d'une façon qui peut nous servir d'introduction. Le 16 septembre 2005, lors du congrès international pour le 40e anniversaire de la constitution dogmatique sur la Révélation divine Dei Verbum (DV), il disait :

La lecture assidue de l'Écriture sainte, accompagnée par la prière, réalise le dialogue intime dans lequel, en lisant, on écoute Dieu qui parle et, en priant, on Lui répond avec une ouverture du cœur confiante (cf. DV 25). Cette pratique, si elle est promue de façon efficace, apportera à l'Église, j'en suis convaincu, un nouveau printemps spirituel. En tant que point ferme de la pastorale biblique, la lectio divina doit donc être davantage encouragée, à travers l'utilisation également de nouvelles méthodes, étudiées attentivement, au rythme des époques. On ne doit jamais oublier que la parole de Dieu est la lampe sur nos pas et la lumière