En juillet 2023, j'ai eu la chance de visiter une exposition du photographe jésuite portugais Paulo Teia, à l'occasion des Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) de Lisbonne. Les photographies provenaient des vingt années de mission du prêtre dans des villages pauvres du sud du Portugal ou du Mozambique. Chaque jeudi après-midi, Paulo était parti marcher, appareil en main, pour contempler l'incarnation et saisir l'instant. À l'occasion du confinement, il avait pu reprendre tout ce matériel pour en tirer un itinéraire original, d'une grande portée spirituelle. Il l'avait intitulé « le maître de la danse du repos ». Il nous invitait à suivre Jésus, le maître de la danse, qui devait nous apprendre les pas d'une danse qu'il était le seul à pouvoir réaliser. Nous traversions des paysages où toutes les scènes d'Évangile avaient trouvé leur incarnation dans la réalité d'enfants portugais et mozambicains. Comment dire le caractère bouleversant de ces images nous apportant la réalité de la Bonne Nouvelle à fleur de visages humains ? Sans parler de cette profonde métaphore de la danse qui indiquait, mieux que tous les discours, la réalité du disciple appelé à marcher dans les pas de son maître, sur un chemin que lui seul a su ouvrir…
Ce sont des expériences comme celle-ci qui me donnent de sentir le lien qu'entretiennent l'imagination et la sensibilité avec la compréhension du mystère de Dieu. Je