« Le Seigneur est roi, le Très-Haut sur toute la terre! » (Ps 96, 1). Cette conviction de toute la Bible est naturellement celle de Jésus de Nazareth. Jésus, avec son sens de la formule, invite les croyants à ne jurer ni « par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi » (Mt 5, 35). Le Dieu créateur du monde est le vrai roi et les rois de la terre ne sont là que par permission divine. Jésus connaissait bien la réalité politique de son temps et ses subtilités. Certains passages de l'Évangile reflètent ainsi la manière dont la famille d'Hérode entretenait des relations amicales avec les Romains. Une parabole commence ainsi : « Un homme de haute naissance partit pour un pays lointain, afin d'y recevoir le titre de roi, puis de revenir » (Lc 19, 12). On ne peut comprendre la situation décrite ici sans tenir compte de cette réalité de l'époque et de l'Empire, où les fils des roitelets locaux devaient être confirmés par les autorités romaines. Pour cela, ils devaient « recevoir le titre de roi » dans un « pays lointain ». Cela pourrait faire allusion à la situation lors de l'ouverture du testament d'Hérode, avec les diverses délégations envoyées à Rome et Archélaüs souhaitant recevoir le titre royal d'Auguste. La parabole fait bien allusion à une réalité contemporaine de Jésus.
Plusieurs détails des paroles de Jésus révèlent la façon dont il concevait les autorités