Tout commence au pied de l'arbre. Le jardin est paradisiaque, les arbres sont plus beaux les uns que les autres, l'un d'eux est particulièrement attractif. Celui de la connaissance du bien et du mal devant lequel Dieu nous place et nous laisse libres : « L'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n'en mangeras pas ; car, le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Gn 2, 17). Quel curieux présage… Plus, une menace ? Que devons-nous donc faire ? Chercher à atteindre la connaissance ou bien croire sans se poser de question ? L'enjeu est l'exercice que nous faisons de notre liberté. Placé devant le choix du bien et du mal, l'homme est tenté de choisir et faire le mal. Et, de mal en pis, mais avec beaucoup de dignité, de marcher vers la mort : l'absurde, surdus en latin (« sourd »). « Tu mourras » : une mise en garde plutôt