Quand nous veillons

N°268 | Octobre 2020

Un monde vieillit aussi bien dans la société que dans l’Église. Et un nouveau monde est en train de naître, « le monde d’après », de l’après confinement. Il faut se disposer pour voir, entendre, sentir, ce qui va advenir. Particulièrement aujourd’hui nous sommes donc appelés à être en veille !
Mais qu’est-ce que veiller ? C’est apprendre à se disposer comme le font les moines, à « chercher l’Éveil, la Résurrection (…), recherche ivre, passionnée, et patiente passivité », comme nous l’écrit David Marc d’Hamonville.
Veiller c’est aussi faire comme Dieu. Fabien Revol montre que dans l’acte même de la création, Dieu délègue sa capacité créatrice aux hommes et se met dans une attitude d’attente vigilante, comme une mère veille sur son enfant, une attitude protectrice et porteuse, qui permet la liberté créatrice.
Corina Combet-Galland illustre l’aptitude incarnée par le Christ : la veille se termine par une parole douce, qui aide à l’émergence de ce que j’ai perçu en train d’advenir. Comme le montre l’exemple de la femme qui vient verser le parfum sur les pieds de Jésus avant sa Passion sans parole. Jésus dit alors : « d’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement ». Jésus est bien là en attitude de veille disant doucement le sens de ce qui advient. 
Au terme du dossier Christian Sauret se livre à cet exercice de veiller à ce qu’il advient dans le monde et dans l’Église. Et chacun peut s'y risquer lui aussi. Ce dossier encourage chacun à laisser advenir sa dimension de veilleur. Ainsi ce numéro est-il adressé à tous.

Format papier 14,00 €
Format ePub 7,99 €

Edito

Dossier du numéro

Pratiques et récits

Recherches ignatiennes

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UNE EGLISE EN SORTIE
Relecture d'une expérience missionnaire auprès des jeunes - Novalis – Lumen Vitæ, 2018, 160 p., 17 €.
PIGACHE Gabriel

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