L'ordinaire et le sublime

Une méditation sur le présent

« Il faut beaucoup pardonner à cette vie incompréhensible », écrit Christian Bobin dans La nuit du cœur, en ajoutant : « Il faut tout lui pardonner pour cette douceur inouïe qu'elle exerce par surprise. »1 La douceur, comme la pauvreté, anoblit tout ce que la vie comporte de banal et d'ordinaire et, tel des pigeons des rues gauches mais fidèles, elles annoncent sur la chaussée des villes et des places publiques la blancheur et l'essor léger de colombes encore invisibles ; cherchant de leur orteil blessé quelques miettes de substance au milieu de l'asphalte, elles concourent à ouvrir le réel à davantage d'humilité.

Une présence gratuite et sublime

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