Philippe BERRACHED

Religieux assomptionniste est aumônier d’étudiants et d’hôpital à l’Université catholique de Louvain – Woluwe, à Bruxelles.
MIROIR DU CŒUR HUMAIN
CHRISTUS N°250
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Philippe BERRACHED
À l’heure où cette méditation est rédigée, de nombreuses dépêches nous parviennent, des drames humains se jouent devant nous. Le chemin de l’humanité semble envahi par la violence, la haine et la convoitise. Des noms : Syrie, Irak, Libye, Somalie, Congo et Sud-Soudan nous jettent dans l’effroi en révélant la barbarie humaine. Des dates comme le 11 septembre, le 7 janvier, le 13 novembre sont marquées par le sang. Pourquoi ? En ce début de XXIe  siècle, si la question de la présence de Dieu au cœur de ces événements, de sa passivité ou de son action, reste posée, il est un étonnement qui frappe les esprits : Dieu est invoqué pour justifier cette barbarie. De plus, l'appel à l’Ancien Testament est problématique, car il semblerait venir en écho avec les invocations des barbares eux-mêmes. Pourtant lire des textes bibliques, comme nous allons le faire ici, est sans doute plus nécessaire qu’auparavant. Car la loi, les prophètes et les écrits révèlent sans complaisance et en toute sincérité le cœur malade de l’homme. Ainsi en décrivant ce cœur malade, le Premier Testament est curatif. Sa lecture montre les forces et les faiblesses de l’homme : sa convoitise charnelle, son envi...
Mots clés : Foi Bien commun Bienfaits Respect Relation
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"QUI EST MON PROCHAIN ?"
CHRISTUS N°259
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Philippe BERRACHED
Le Bon Samaritain représente la figure même du disciple missionnaire à laquelle nous sommes appelés à nous configurer. Cette parabole nous rappelle que notre premier souci doit être de nous faire proche de ceux et de celles qui sont abandonnés sur les bords de notre chemin.   La grande victoire du diable en ce XXIe siècle n'est pas la sécularisation, ni même les lois sur la bioéthique, ni le mariage gay ! C'est plutôt le fait que les chrétiens, trop mobilisés par la recherche du « spirituel », rechignent à descendre sur les chemins, à la rencontre du monde. À l'heure où nous écrivons, un doute traverse l'Église catholique, du moins en Europe. Ne faudrait-il pas se renforcer, se nourrir spirituellement, plutôt que de se rendre aux périphéries ? C'est là une critique qu'un certain nombre de chrétiens adressent au pape François. Il faut entendre une telle critique et la prendre au sérieux, car elle questionne la manière dont nous pouvons porter l'Évangile. Soit les chrétiens se retrouvent entre eux, en se renforçant, en se nourrissant, en dénonçant le mal et en prêchant la vérité, soit ils essayent de s'ouvrir en se diluant et en offrant un Évangile plus accessible. On se dit alors que, si l'&Ea...