Maurice Bellet

... CAR VOUS COMMENCEREZ PAR LE RESPECT
CHRISTUS N°195
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Maurice Bellet
… Car vous commencerez par le respect. Vous ne direz point : la vieille qui brûle un cierge et marmonne est une superstitieuse. Ou : cet homme amoureux d'un enfant n'est qu'un pédéraste. Ou : ce révolutionnaire aigri est un aigri. Ou : ce prêtre qui couche avec une femme est un mauvais prêtre. Ou : cette femme acariâtre et dévoreuse de ses enfants est une malade. Vous ne direz rien de tel. Vous ne mettrez point votre frère et semblable dans une prison. Tu ne tueras pas. Vous commencerez par le respect. Vous ne direz pas : Dieu est ceci et cela, il existe ou il n'existe pas (c'est-à-dire : il est comme je l'imagine, ou : comme je l'imagine, il n'est pas). Vous ne me ferez pas dire ce qui vous convient. Vous ne tirerez pas à vous ce qui, de moi, parvient très lointainement à vos oreilles, pour en faire la justification de vos crimes. Tu ne feras pas d'image de moi. Vous ne vous jetterez pas de-ci de-là, selon l'humeur, le pouvoir qui vous y pousse, la mode, les convenances, la commodité. Vous resterez bâtis sur le roc, intraitables quant à la vérité et la justice. Mais vous saurez que vérité comme justice ne sont pas vôtres et que rien ne me fait tant horreur que le fanatisme, l'odieuse confiscation des biens sans prix. Vous n'aurez en vénération ni l'argent, ni la violence, ni les pouvoirs, ni vos plaisirs,...
Mots clés : Dieu Loi Réconciliation (confession)
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ÉCHANGE SUR LA VIE RELIGIEUSE
CHRISTUS N°62
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Michel RONDET Maurice Bellet Dominique Bertrand Marcel Domergue Henri Holstein Christiane Hourticq Jean-Pierre Jossua Jean-Marie Le Blond Marie Odile Yvonne Pellé-Douël Lucile Rogé
CHRÉTIENS EN MAI 68
CHRISTUS N°60
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Maurice Bellet Dominique Bertrand Roland Calcat Monique Chesnais Dominique Julia Jean-Marie Le Blond Jacques Pouchepadass Bernard Sarrazin
DEUX LIVRES DE MAURICE BELLET
CHRISTUS N°245
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Remi de Maindreville Maurice Bellet
Longtemps rédacteur à la revue Christus et auteur d’un grand nombre d’ouvrages, Maurice Bellet publie cet automne deux petits livres bien différents dans la forme et le projet. Très proches cependant par l’itinéraire spirituel et le visage du Christ qu’ils proposent. C’est dans un combat pour l’homme, soutenu par une foi en l’humain, qu’on rencontre le Christ dans ce monde en crise qu’est la post-modernité. Notre foi en l’humain est un manifeste, court et de lecture aisée, où peuvent se reconnaître bien des baptisés qui cherchent à vivre activement leur foi dans des domaines où l’humanité de l’homme est menacée, en crise. Qu’il s’agisse du respect de chacun et de l’avenir du lien social au travail ou dans les quartiers contre l’exclusion, ou encore de l’avenir de la famille et du respect de la vie, de la conception à la mort. De l’effort quotidien à reprendre chaque jour ou de la mobilisation pour des manifestations et actions collectives de solidarité, c’est une foi « primordiale » en l’homme et commune à tous qui s’exprime d’abord là. Y « ajouter Dieu », comme une réalité venant d’ailleurs et fondant le sens de l’action, n’y ajoute...
QUI PARLE
CHRISTUS N°258HS
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Maurice Bellet
En quoi elle rencontre le soupçon. À supposer que Dieu existe, comment pouvons-nous croire qu'il nous parle ? N'est-ce pas un anthropomorphisme que la raison détruit ? Objection préalable, mais dont on peut penser qu'elle est extérieure à la foi, qu'au surplus elle dépend d'une notion de « Dieu » que la foi, à son tour, conteste.Toutefois, le soupçon peut prendre un autre style. Telle parole que l'on dit de Dieu, comment ne serait-elle pas parole humaine ? Elle appartient nécessairement à nos langages, elle entre dans nos histoires et nos structures ; sinon, elle serait inaccessible à nos oreilles. Et comment ne serait-elle pas dite par un homme ? Si l'Auteur de la Bible est Dieu, reste que ses auteurs sont des hommes, absolument pas affranchis de la condition commune : ils sont de leur temps, de leur langue ; ils ont leur lieu, leur croyance, leurs composantes personnelles. Le grand scandale de l'exégèse, à la fin du XIXe siècle, c'est qu'elle fit découvrir, à la consternation des croyants, que leur livre saint était, pour la froide analyse, un livre comme les autres. À la question : « Qui parle ? », la réponse est : « l'homme » ; et non point l'homme en général, mais des hommes, dans leurs limites.Toutefois, l'on peut penser que, si sér...