Jean-François PETIT

VIOLENCE, VÉRITÉ, PARDON
CHRISTUS N°228
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Jean-François PETIT
Comment permettre aujourd’hui de véritables réconciliations entre personnes, entre groupes… ? Dans des sociétés instables, mobiles à l’excès, l’apprentissage de la responsabilité de ses actes et de la restauration de la communion sont des processus complexes. Les chemins de la réconciliation ne sauraient se limiter à des mécanismes exclusivement juridiques. Dans ce cas, quelles alternatives envisager aux processus sans fin de judiciarisation de la vie ? Toute solution durable à ces questions suppose de réfléchir en profondeur aux mécanismes de violence, souvent cycliques, qui font obstacle à une restauration de liens pacifiques. Mais il paraît aussi nécessaire de s’interroger sur les « figures du pardon », parfois trompeuses, qui sont généralement mises en avant. En particulier le pardon, dont l’essence est d’origine religieuse, est-il transposable sur le terrain politique ? Si oui, à quelles conditions ? Mais avant de s’engager sur ce terrain, il faut essayer de comprendre la violence. Nous en parlerons ici en privilégiant le terrain sociopolitique africain notamment dont les progrès sensibles en la matière méritent une attention soutenue. Comprendre la violence   La violence, c’est bien connu, engendre la violence, comme un &l...
Mots clés : Justice Pardon Violence
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COMMENT CROIRE ENCORE À LA POLITIQUE ?
CHRISTUS N°231
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Jean-François PETIT
  Dans le cadre de la collection « Spiritualité et politique », Jean-François Petit, philosophe, assomptionniste, nous propose une entrée stimulante : l’engagement. L’engagement est sans aucun doute « la » réponse à la désaffection envers la chose politique engluée dans la société post-moderne. Cette société du mépris, où toute allusion à une transcendance semble lunaire, conduit à un enfermement dans l’immédiat, dans le déni de l’histoire qui transforme toute visée politique en programme à courte vue. L’engagement ne peut être la voie d’une humanisation plénière que si le lieu politique est celui d’une « fidélité créatrice » (expression reprise de Gabriel Marcel). Pour établir ce lien entre l’engagement politique et la fidélité créatrice, l’auteur convoque d’abord les « grands ancêtres » de la philosophie de l’engagement : les ténors de l’existentialisme, Sartre, bien sûr, et Camus, puis les références obligées de la phénoménologie : Husserl, son disciple Reinach et Ricoeur. Merleau-Ponty et Édith Stein auraient pu être ajoutés au tableau sans le défigurer, bien au contr...
Mots clés : Livres
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