Hubert Brandicourt

LE CHEVAL, MIROIR DE NOS ACTES
CHRISTUS N°241
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Remi de Maindreville Hubert Brandicourt
Christus : Avez-vous toujours eu le désir de travailler avec les chevaux ? Hubert Brandicourt : Je suis tombé dedans quand j’étais tout petit. La première fois que j’ai vu des chevaux, je crois que je devais avoir sept ou huit ans, et j’ai commencé à monter dessus à dix ans. À partir de treize ans, j’avais déjà ce métier-là dans la tête, et ça ne m’a pas quitté. Deux choses ont joué un rôle de déclencheur : monter à cheval ou m’occuper de chevaux, et enseigner. Au centre équestre, je pourrais n’avoir qu’une fonction de direction, mais ça ne m’intéresse pas trop : je préfère conserver ma fonction d’enseignant, qui est celle où je m’épanouis le plus. Se connaître soi-même Christus : Est-il vrai qu’au moment où l’on voit une personne monter à cheval, on peut déjà deviner dans quel état intérieur elle se trouve ? H. Brandicourt : Lorsqu’on est sur le cheval, dans la première année, au moment où l’on défriche un peu, on est dans un état de découverte complète de l’animal et dans la nécessité de se découvrir soi-même....