Guy Coq

RETROUVER L'ESPÉRANCE
CHRISTUS N°191
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Guy Coq
Y aurait-il eu vraiment une perte de l'espérance dans notre vie personnelle, dans notre société ? Un constat s'impose : pour chacun de nous, l'espérance suppose la traversée du désespoir. Qui que nous soyons, nous devenons adultes en surmontant la perte de l'espérance originaire, celle de l'enfant. Nous entrons dans la vie accompagnés du don de l'espérance. Entre l'enfance et l'espérance, il y a une proximité, un lien profond. L'enfant est en lui-même espérance. Tout son être le projette dans l'avenir ; pour lui, il n'y a aucun doute : l'avenir existe, il a sens, il est en avant, comme un continent de vie, plein de promesses. La vie au-devant de lui, il la voit bonne. Il est accueil sans réserves de la joie élémentaire d'exister. Il attend tout de la vie, de sa vie. Cette attitude devant l'existence est en elle-même espérance vécue. Comme les petits enfants L'enfant me dit : « Regarde la vie à vivre comme je le fais, maintiens en toi la grande attente ; oui, sache encore tout attendre de la vie. Fais surgir en toi le désir d'un avenir possible, même si la mort te guette, même si tu sais exactement comment elle te guette. Retrouve le goût de la vie qui est bonne ; exister est bien, positif en soi, tout particulièrement à cause de la saveur du sensible. Sache-le : tout homme peut...
Mots clés : Enfant Espérance Conversion
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