Gérard BOCHOLIER

PSAUMES DU BEL AMOUR
CHRISTUS N°231
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Gérard BOCHOLIER
« Nous laissons les doigts du souffle / Nous guider dans les ténèbres. » Les premiers vers des Psaumes du bel amour constituent la plus juste des ouvertures. Il s’agit pour nous aussi, lecteurs, de nous laisser guider par un souffle poétique à la fois léger et sûr. Légèreté et fermeté caractérisent la forme de ce recueil, dont les poèmes, tous composés de deux quatrains d’heptasyllabes, n’ont en eux rien qui pèse, rien non plus de flou ni de vaporeux. Certains accents peuvent évoquer Jean Grosjean mais aussi Valéry. Ainsi : « Tout est parvis tout prépare / La venue parfaite et calme. » Le recueil se construit en effet sur une attente. On y sent le passage du temps, avec les variations de la lumière au fil des saisons, et l’approche d’un secret : attente et écoute du pas du messager, attente du moment de « pousser la porte sombre », attente de la réalisation d’une promesse inscrite au coeur de la vie. Le poète est donc le veilleur, auquel il incombe d’accueillir les sensations les plus subtiles, qui peuvent être autant de signes de l’invisible ; ainsi l’empreinte du vent dans les blés signifie une autre empreinte. La réalité sensible est en effet orientée par la lumière d’un inconnu qui peut se...
Mots clés : Livres
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