GEBEL Jacques

PAROLES POUR UN DERNIER AGE
CHRISTUS N°271
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GEBEL Jacques
Le vieillissement de nos proches, quand il devient dépendance ou déchéance, peut être insupportable. Un réflexe nous pousse alors à l'éviter. Jusqu'à quel degré est-il tolérable ? Comment bien vivre son vieillissement et accepter celui des autres ?Les paroles qui suivent veulent exprimer quelque chose de l'expérience de la perte dans le vieillissement. Elles sont inspirées d'un temps de service de gouvernement et d'accompagnement de communautés jésuites, dont la plupart comptaient une majorité de membres âgés de 75 ans et plus.Hier, le psalmiste chantait : « Le nombre de nos années ? Soixante-dix, quatre-vingts pour les plus vigoureux ! Leur plus grand nombre n'est que peine et misère ; elles s'enfuient, nous nous envolons » (Ps 90 [89], 10).Aujourd'hui, il pourrait chanter de même, ajoutant quelque vingt années. Années pouvant être, malgré les progrès médicaux (à cause d'eux, diraient certains), bien plus difficiles à vivre quand, selon les paroles de Qohéleth, « viennent les jours mauvais, et qu'approchent les années dont tu diras : “Je ne les aime pas” » (Qo 12, 1).Le pape François, dans son audience générale du 4 mars 2015, rac...