FABRE Jean-Luc

DANS LA TEMPÊTE GARDER LE CAP INTÉRIEUR
29 OCTOBRE 2020
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FABRE Jean-Luc
En ce jour-là, quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire : « Pars, va-t’en d’ici : Hérode veut te tuer. » Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui et demain, et, le troisième jour, j’arrive au terme. Mais il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem. Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! Voici que votre temple est abandonné à vous-mêmes. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » Il me faut continuer ma route aujourd’hui. Il nous est donné de recevoir un passage poignant de l’Evangile qui manifeste combien Notre Seigneur a vécu notre condition humaine et notamment sur le chemin qui le conduit à la Croix. Dans ce passage de l’Evangile, Jésus, par le questionnement d’autres personnes, des pharisiens, doit manifester sa manière de se situer par rapport aux menaces qui planent sur lui. Et nous voyons que le Seigneur répond en engageant sa liberté selon sa propre promesse, celle de prophète. Il en accepte le quotidien, « aujourd’hui, demain et le jour suivant ». Il se reconnait dans un collectif dont il assume l’appa...