Archimandrite SPIRIDON

MES MISSIONS EN SIBÉRIE SUIVI DE CONFESSIONS D'UN PRÊTRE DEVANT L'EGLISE
CHRISTUS N°231
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Archimandrite SPIRIDON
L’errance est un thème fondamental de l’expérience religieuse et de la littérature russe du XIXe siècle. Les figures romanesques ne manquent pas chez Tolstoï, Dostoïevski ou Pouchkine. Les Russes tiennent l’errance pour une voie vers la vérité, une exigence spirituelle. Avant d’être des figures littéraires, les vagabonds mystiques ont d’abord été des moines errants, des « fols en Christ », des pénitents, parfois des philosophes ou des poètes, parcourant la steppe (volja signifie aussi « liberté première, originelle ») à la rencontre d’une intériorité pleinement ouverte au monde, aux visages, au cosmos. Certains de ces vagabonds de l’esprit ont laissé des récits qui appartiennent à part entière à la littérature russe. Le plus connu, en Occident, est celui des Récits d’un pèlerin russe, mais d’autres ont eu un écho similaire en leur temps, et parmi ceux-ci cet étonnant récit de l’Archimandrite Spiridon dont Le Cerf propose ici une nouvelle édition. Ce jeune paysan, avide de vérité et de communion, parcourt la Russie, pour aller à Jérusalem d’abord, puis en Sibérie où il vit une dizaine d’années, fréquentant des bagna...
Mots clés : Livres
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