Trop de concepts ambigus, fussent-ils brevetés par les autorités, trop de mots baudruches gonflés aux bons sentiments alimentent les discours politiques et religieux pour qu’on n’en vienne pas à se méfier d’un recours désinvolte au si beau vocable de « bienveillance ». Plutôt que de le transformer en mantra ou d’en faire un mot d’ordre purement rhétorique, mieux vaudrait commencer par le soumettre à un examen critique d’autant plus nécessaire qu’on s’imagine le plus souvent que la bienveil...

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