La serrure émet un cliquetis alors que tourne la clé. A hauteur des yeux, tel un trou percé dans le blindage épais, un œilleton est là pour signifier que cette porte n'est pas n'importe quelle porte, mais celle d'une cellule de prison. Quelqu'un, de jour comme de nuit, peut surveiller sans être vu ce qui se passe à l'intérieur. À droite de cet œilleton, sur une bande de papier cartonné orangé, un nom et un numéro d'écrou. Le surveillant, dans un geste tant de fois répété, vérifie que la porte...
La lecture de cet article est réservée aux abonnés.