Début juillet 2013. Parmi les courriels du matin, je trouve celui-ci : « Nous ne sommes ce soir qu’un dernier carré. Tiendrons-nous tout l’été ? » L’étudiant qui communique ainsi son anxiété fut de toutes les manifestions hostiles au « mariage pour tous », sans ostentation ni tapage, et il fait partie de ces « veilleurs » qui, bon an mal an, opposent leur silence tenace et leurs citations littéraires aux cordons de policiers. Après les cours, il quitte le plateau de Saclay et rejoint les Inva...
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