Se reposer est quelque chose de précieux. Et, comme tout ce qui est précieux, il est parfois bien difficile de l’obtenir. Pour développer les difficultés à se reposer, partons de l’étymologie grecque, où « se reposer » signifie « cesser ». Il est donc question de détachement.
Mais à quoi sommes-nous donc tant attachés que nous ne puissions trouver le repos ? À nos petites et grandes névroses qui ne nous laissent jamais en paix ? À la pression sociale qui valorise tant le « faire » au détriment de l’« être » ? À notre sens du devoir, de la responsabilité, qui finit par nous épuiser ? Comment trouver le repos ?
 

Diverses psychopathologies

Notre psychisme fonctionne suivant le principe de l’homéo-stasie, c’est-à-dire par le maintien de l’équilibre entre ses différentes composantes. Si l’une d’entre elles vient à supplanter une autre, le malaise apparaît. Si l’équilibre est rompu, le repos disparaît et le psychisme n’aura de cesse de tenter de le rétablir. La qualité de notre repos dépend de l’équilibre entre les différentes forces qui nous agitent.
C’est le cas dans certaines affections psychiques comme la dépression ou les différentes formes de névroses, à des degrés divers. Prenons quelques exemples de psychopathologies particulièrement propices à faire obstacle au repos.
 
• Dans la phobie, le sujet met en place des stratégies parfois très élaborées pour mettre à distance son objet phobique ou éviter de le rencontrer. L’obsessionnel, quant à lui, ressasse sans cesse ses pensées obsédantes. Ça tourne et retourne dans sa tête sans jamais s’arrêter. Dans le cas des troubles obsessionnels compulsifs (Toc), le sujet s’épuise à répéter toujours le même geste. L’angoissé, quant à lui, est sans cesse sur le qui-vive, avec son angoisse sourde, toujours présente, qui le mine le plus souvent sans même qu’il s’en rende compte. L’inhibé social fuit la douloureuse compagnie des hommes, ruinant en cela sa quiétude. Sur le plan professionnel, la sollicitation permanente, la pression, conduisent à la grave pathologie du burn-out.
 
• Envisageons aussi la dépression. Nous en adopterons comme définition « l’affaiblissement de l’énergie psychique, physique et morale ». La dépression est une déficience des forces vives du sujet. Celui-ci manque d’énergie pour se défendre contre ce qui l’entraîne vers le bas, vers le vide. Les forces de vie sont...
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