Les très nombreuses familles syriennes meurtries par la guerre civile, quotidiennement en quête d’abri, de nourriture et de sécurité ont surtout besoin de sentir notre aide et notre soutien, notre proximité et notre présence, notre sens du partage. Elles ont aussi besoin de nos efforts et pressions pour que la parole et le dialogue viennent là où seules se font entendre les armes les plus intolérables, au profit de la haine et de la destruction. 
C’est une démarche qui commence dans les cœurs. La prière est sans doute un chemin bon et sûr pour sortir des logiques et images qui façonnent de manière parfois simpliste notre information et notre jugement. Le courage et le combat pour voir, entendre, penser, agir de façon plus vraie et juste y trouvent forces et ressources. « Ce genre d’esprit ne peut sortir que par la prière » dit Jésus à ses disciples devant le corps convulsé et violenté de l’épileptique. (Mc 9, 29). Le pape nous le rappelle aussi.
 
On pourra lire avec intérêt l’invitation du pape François à cette journée, ainsi que l’interview donnée tout récemment par le P. A. Nicolas, Père général des Jésuites.